samedi 27 août 2011

Une petite fable...

Pour introduire le Café-Repaire de mardi prochain sur les points d'actualité et la "crise" financière qui était annoncée passée il y a un an, voilà une petite "fable" pas très morale du tout.

à mardi soir
Christian W


Un homme portant cravate se présenta un jour dans un village. Monté sur une caisse, il cria à qui voulait l’entendre qu’il achèterait cash 100 euros l’unité tous les ânes qu’on lui proposerait.

Les paysans le trouvaient bien un peu étrange mais son prix était très intéressant et ceux qui topaient avec lui repartaient le portefeuille rebondi, la mine réjouie.
Il revint le lendemain et offrit cette fois 150 € par tête, et là encore une grande partie des habitants lui vendirent leurs bêtes. Les jours suivants, il offrit 300 € et ceux qui ne l’avaient pas encore fait vendirent les derniers ânes existants.

Constatant qu’il n’en restait plus un seul, il fit savoir qu’il reviendrait acheter des ânes 500 € dans huit jours et il quitta le village.

Le lendemain, il confia à son associé le troupeau qu’il venait d’acheter et l’envoya dans ce même village avec ordre de revendre les bêtes 400 € l’unité. Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 € dès la semaine suivante, tous les villageois rachetèrent leur âne quatre fois le prix qu’ils l’avaient vendu et pour ce faire, tous empruntèrent.


Comme il fallait s’y attendre, les deux hommes d’affaire s’en allèrent prendre des vacances méritées dans un paradis fiscal et tous les villageois se retrouvèrent avec des ânes sans valeur, endettés jusqu’au cou, ruinés.

Les malheureux tentèrent vainement de les revendre pour rembourser leur emprunt. Le cours de l’âne s’effondra. Les animaux furent saisis puis loués à leurs précédents propriétaires par le banquier. Celui-ci pourtant s’en alla pleurer auprès du maire en expliquant que s’il ne rentrait pas dans ses fonds, il serait ruiné lui aussi et devrait exiger le remboursement immédiat de tous les prêts accordés à la commune.


Pour éviter ce désastre, le Maire, au lieu de donner de l’argent aux habitants du village pour qu’ils paient leurs dettes, le donna au banquier, ami intime et premier adjoint, soit dit en passant. Or celui-ci, après avoir rétabli sa trésorerie, ne fit pas pour autant un trait sur les dettes des villageois ni sur celles de la commune et tous se trouvèrent proches du surendettement.
Voyant sa note en passe d’être dégradée et pris à la gorge par les taux d’intérêts, la commune demanda l’aide des communes voisines, mais ces dernières lui répondirent qu’elles ne pouvaient en aucun cas l’aider car elles avaient connu les mêmes infortunes.


Sur les conseils "avisés et désintéressés" du banquier, toutes décidèrent de réduire leurs dépenses : moins d’argent pour les écoles, pour les programmes sociaux, la voirie, la police municipale... On repoussa l’âge de départ à la retraite, on supprima des postes d’employés communaux, on baissa les salaires et parallèlement on augmenta les impôts. C’était, disait-on, inévitable mais on promit de moraliser ce scandaleux commerce des ânes.

Cette bien triste histoire prend tout son sel, quand on sait que le banquier et les deux escrocs sont frères et vivent ensemble sur une île des Bermudes, achetée à la sueur de leur front. On les appelle les frères Marchés.
Très généreusement, ils ont promis de subventionner la campagne électorale des maires sortants.

Cette histoire n’est toutefois pas finie car on ignore ce que firent les villageois.

Et vous, que feriez-vous à leur place ?

mercredi 29 juin 2011

22ème Café-Repaire Mardi 26 juillet 2011

L'alcool...
à 20h00
à l'Hotel de l'Ange
Guebwiller

L’alcool n’est pas un produit ordinaire. Il fait partie de la civilsation humaine depuis des milliers d’années et il a des connotations de plaisir et de sociabilité. Son usage peut aussi avoir des conséquences néfastes.

mercredi 22 juin 2011

21ème Café-Repaire Mardi 28 juin 2011

L'Homéopathie
débat animé par Jean Zandonella



« rien, dissout dans l’eau, est plus efficace que de l’eau dans laquelle rien n’est dissout »


L’homéopathie ou homœopathie (du grec όμοιος / hómoios, « similaire » et πάθος / páthos, « souffrance » ou « maladie ») est une médecine non conventionnelle, inventée par Samuel Hahnemann en 1796, qui consiste à administrer au malade des doses faibles ou infinitésimales obtenues par dilution et agitation (la dynamisation) d'une substance choisie en fonction de l'expression des symptômes selon la typologie tant physique que psychique du patient.
L'homéopathie est construite sur trois principes et leurs corollaires formulés ensemble par Hahnemann à la fin du XVIIIe siècle6.
• Le principe de « similitude » : la cure d'un ensemble de symptômes est apportée par une substance (végétale, minérale ou animale) qui provoque des symptômes semblables chez un sujet sain : Similia similibus curantur (« le semblable est soigné par le semblable »).
• Le principe de « globalité » : l'application du principe de similitude, puis sa vérification, ont lieu chaque fois que la recherche du remède le plus semblable a été effectuée de manière consciencieuse par le praticien : c'est « l'individualisation ». Chaque traitement est ainsi personnalisé à chaque patient, quel que soit le nom de la maladie, la recherche de la « totalité » des symptômes présentés par le patient étant au centre de la méthode.
• Le principe d'«infinitésimalité» : après chaque dilution la préparation est secouée (succussions) énergiquement, manuellement ou mécaniquement, ce qui lui permettrait de conserver ses effets pharmacologiques malgré des dilutions importantes.

Le solvant (le plus souvent l'eau et l'alcool), est utilisé pour effectuer des dilutions successives, au dixième (DH) ou le plus souvent au centième (CH) d'une solution de teinture mère. La dilution d'une solution de teinture mère dans 99 volumes de solvant est une dilution d'une centésimale hahnemannienne (1 CH, c'est-à-dire un taux de 0,01, ou encore 1 %), la dilution au centième de celle-ci est une dilution de 2 CH (soit au dix millième T = 0,000 1 = 10-4, ou encore 0,01%). Une dilution de n CH est une dilution de 10-2 × n ; 3 CH représente un millionième, 6 CH un millième de milliardième
Les dilutions courantes, en France, vont jusqu'à 30 CH, le taux de dilution est donc de 10-60. Pour illustration :
• Une goutte d'eau (environ 0,05 mL) dans le lac Léman (88 900 millions de m3) représente une dilution d'environ 6×10-19, soit l'équivalent de 10 CH ;
En France, l'exercice de l'homéopathie sous le titre d'homéopathe relève de la médecine. Un homéopathe est donc nécessairement un médecin.
La plupart des remèdes homéopathiques sont en vente libre en pharmacie sans ordonnance. Suite à la transposition de la directive européenne en droit français, les préparations homéopathiques sont soumises à une autorisation de mise sur le marché (AMM), mais contrairement aux autres médicaments, ils sont dispensés d'étude clinique.
En France, le taux de remboursement des médicaments homéopathiques est de 35 %.

jeudi 2 juin 2011

20ème Café-Repaire samedi 4 juin 2011

Repaire spécial à la Foire éco-bio d'Alsace.

Le bio, nouvelle religion, nouveau business ?

Une trentaine de personnes s'est retrouvé durant plus d'une heure au cœur de la Foire pour échanger autour de ce sujet délibérément provocateur. Chacun a pu exprimer sa vision de la situation.

samedi 23 avril 2011

19ème Café-Repaire mardi 26 avril 2011

La vaccination
proposée par François Herrb
à 20h00
à l'Hotel de l'Ange
Guebwiller


D'après l'OMS:
Six idées fausses courantes sur la vaccination:
IDEE FAUSSE N°1: «Les maladies régressaient déjà avant l’avènement des vaccins, grâce à l’amélioration de l’hygiène et de la salubrité du milieu.»
IDEE FAUSSE N°2: «La plupart des gens qui tombent malades ont été vaccinés.»
IDEE FAUSSE N°3: «Certains « lots problématiques » de vaccin ont été associés à plus de manifestations indésirables et de décès que d’autres. Il faudrait que les parents cherchent à connaître les numéros de ces lots et veillent à ce qu’ils ne soient pas utilisés pour la vaccination de leurs enfants.»
IDEE FAUSSE N°4: «Les vaccins peuvent provoquer de nombreux effets secondaires nocifs, des maladies, voire des décès – sans parler d’effets éventuels à long terme qu’on ne connaît même pas.»
IDEE FAUSSE N°5: «Les maladies évitables par la vaccination ont quasiment disparu du pays, et mon enfant n’a donc pas besoin d’être vacciné.»
IDEE FAUSSE N°6: «Vacciner simultanément un enfant contre plusieurs maladies augmente le risque d’effets secondaires nocifs et peut surcharger le système immunitaire.»

D'après Sylvie Simon, papesse de l'opposition à la vaccination:
Les 10 plus gros mensonges sur la vaccination:
MENSONGE N°1: Pasteur est un bienfaiteur de l’HUMANITE
MENSONGE N°2: Il faut ERADIQUER LES microbes et LES virus
MENSONGE N°3: Les EPIDEMIES ont disparu GRÂCE aux vaccins
MENSONGE N°4: Vacciner un enfant c’est le PROTEGER
MENSONGE N°5: Les accidents VACCINAUX sont exceptionnels
MENSONGE N°6: Le vaccin contre le TETANOS est indispensable
MENSONGE N°7: EVITEZ la grippe en vous faisant vacciner
MENSONGE N°8: L’HEPATITE B est TRES dangereuse et s’attrape par la salive
MENSONGE N°9: Il n’existe aucun lien entre le vaccin contre l’HEPATITE B et la SCLEROSE en plaques
MENSONGE N°10: L’autisme n’a aucun rapport avec les vaccinations

En avant pour le débat...

dimanche 3 avril 2011

Une page se tourne

Après de 2 années à l'auberge du Remspach, le café repaire change de lieu pour cause de retraite méritée... Comme toujours, cela se termine en chansons.... Merci à Matthias, l'animateur de l'année écoulée qui poursuit sa route http://rencontrescitoyennescolmar.blogspot.com/ (Rassurez-vous, il sera toujours présent lors de nos débats)

mercredi 23 février 2011

18ème Café-Repaire mardi 29 mars 2011

Les SEL (systèmes d'échanges locaux)
Proposé par Thierry Holweck
6 rue de l'Orphelinat - 68500 Guebwiller 06 76 42 16 42 - holweck.thierry@gmail.com

Une présentation du projet Flori'SEL se trouve ici.

dimanche 13 février 2011

17ème Café-Repaire mardi 22 février 2011

Le pacte pour les droits et la citoyenneté

Animé par Ginou Zandonella

Une trentaine d'AMG se sont réunis pour échanger leurs avis sur les rapports entre citoyens et politiques.

Un compte rendu de la soirée sera proposé dans les jours à venir.

Le site de l'association "Pacte pour les droits et la citoyenneté" ici
Un site sur la "Démocratie évolutive" ici

lundi 8 novembre 2010

16ème Café-Repaire mardi 25 janvier 2011

Foot, religions et autres drogues...

Animé par François Herrb et Pierrot Thomann

Voici les textes proposés par les animateurs de la soirée (cliquer sur les mots ci-dessous)

lundi 11 octobre 2010

15ème Café-Repaire mardi 26 octobre 2010

Vive les impôts !

Animé par Matthias

Une vingtaine d'AMG se sont retrouvés pour parler de fiscalité avec le sourire. Ci dessous on trouvera quelques éléments de l'introduction à la soirée, les grands thèmes qui ont été abordés et des références pour approfondir le sujet.

Introduction

Parler fiscalité c'est parler projet de société. Ainsi, on peut comprendre le projet de société du gouvernement au travers de ses réformes fiscales. C'est à nous de dessiner les contours d'un autre projet de société basé sur une toute autre fiscalité.

1. Quel est le projet de société du gouvernement ?

Il est très lisible derrière sa vision de la fiscalité. L’idée est simple : baisser les impôts des plus riches et sabrer les services publics. Il s’agit de permettre aux plus riches de garder leur argent. Ils n’ont pas besoin de services publics puisqu’ils peuvent se payer des services privés (universités privées, hôpitaux privés, etc).

C’est ce projet qui est mis en place actuellement : toutes les réformes actuelles (école, hôpitaux, sécurité sociale, retraites, etc) on pour excuse le déficit public, et pour proposition la réduction des dépenses.

Cette vision des choses n’est pas neuve : depuis 20 ans on constate une baisse continue des impôts en France mais aussi aux États-Unis, en Angleterre ou en Allemagne. C’est la théorie du "ruissellement" : si les riches sont plus riches, l’économie toute entière en profite, donc les plus pauvres aussi. C’est l’argument constamment utilisé pour justifier le bouclier fiscal par exemple. Mais cela ne marche pas comme ca.

Quel est la conséquence de cette politique en France ? Le creusement des déficits publics. Perte de 100 milliards d’euros sur 10 ans (calcul de Mr Gilles Carrez de l’UMP).

Que propose N. Sarkozy ? Réduire les dépenses. Comment ? En diminuant le nombre de fonctionnaires. Mais quant on regarde les chiffres on constate que le non remplacement de 1 fonctionnaire sur 2 qui part à la retraite ne fait économiser que 500 millions d’euros par an. Tandis que la baisse de la TVA dans la restauration fait perdre 3 milliards d’euros par an. Le bilan de N. Sarkozy est donc négatif !

Les niches fiscales sont également bien plus responsables de ce déficit. 86% des niches fiscales bénéficient aux 10% des plus riches en France. L. Bettencourt par exemple est actuellement imposée à 9% de ses revenus de 400 millions par an. Elle ne paye donc que 40 millions euros. Le fisc lui a même remboursé 30 millions d’euros grâce au bouclier fiscal. La France est donc un véritable paradis fiscal pour ceux qui peuvent se payer des juristes fiscalistes (optimisation fiscale). On rigole quand Messieurs Sarkozy, Brown et Obama nous parlent de liste noire des paradis fiscaux en fronçant les sourcils.

2. Quel est notre projet de société ?

Nous devons avoir une vision claire de la fiscalité que nous souhaitons, et nous battre pour la mettre en place. A quand des manifestations pour une fiscalité plus juste ? Quel est ce projet ? Ce n’est pas très compliqué : augmenter les impôts des plus riches pour mieux répartir les richesses. Parallèlement, avec ces nouvelles ressources construire de vrais services publiques bénéficiant à tous.

On peut même aller plus loin et dire que ce projet de société profitera à tous : les plus modestes comme les plus aisés ! Une étude parue récemment en Grande-Bretagne explique que Les bénéfices d’une plus grande égalité se répartissent dans toute la société et améliorent la santé de tout le monde, pas seulement celle du bas de l’échelle. En d’autres termes, quels que soient les niveaux de revenus, on vit d’autant mieux que le pays est égalitaire. Ce n’est pas seulement vrai pour les pauvres mais aussi pour les autres. Par exemple, les hyper-riches aux EU ont une espérance de vie inférieur aux très-riches des pays scandinaves. Pourquoi ? La violence, l’état du système de santé ou du système éducatif, pèsent lourdement sur les conditions de vie de chaque membre de la société.

Mais il faut quand même se demander si un tel projet à une chance d'être mis en place. Dans le système politique français actuel - que l'on peut qualifier d'oligarchie libérale - la réponse est malheureusement non. Car le gouvernement actuel ne met pas en place des politiques favorables à l'ensemble de la population, mais à une petite minorité de possédants. Néanmoins, c'est à nous de faire changer les choses et de porter ce projet car, comme le dit l'historien américain Howard Zinn : Il est très dangereux d'attendre un sauveur, un chef qui fera le nécessaire. Personne au sommet de la pyramide ne fera le nécessaire. Ce ne sont pas les initiatives des présidents, du Congrès ou de la Cour suprême qui ont amélioré la société, mais plutôt l'action des gens ordinaires.

Grands thèmes abordés

François fait remarquer que cette vision de la fiscalité fonctionne surtout pour les impôts sur le revenu. Que si les impôts directs baissent effectivement depuis plusieurs années, les impôts indirects et les impôts locaux augmentent. L'enjeu c'est donc surtout une refonte de l'impôt sur le revenu, pour redistribuer les richesses.

Pierrot fait également remarquer qu'il faut avant tout être en colère sur l'utilisation des impôts. Il met face à face les dépenses somptuaires de notre président et les coupes dans les services publics.

La question de la régionalisation des impôts est également soulevée. Faut-il régionaliser les prélèvements et l'utilisation des impôts ? L'exemple de la transformation du RMI en RSA est rappelé. De plus, le cadre national permet de faire jouer la solidarité entre les régions.

Dominique se demande pourquoi l'homme veut de moins en moins partager avec ses semblables, et pourquoi les sociétés sont de moins en moins solidaires. Les valeurs qui accompagnent l'ascension du capitalisme depuis deux siècles et le retour en force de l'idéologie néo-libérale depuis le début des années 1980 n'y sont pas pour rien.

François précise que parler de fiscalité et de redistribution des richesses c'est finalement réfléchir à la manière de faire mieux fonctionner le système économique actuel. Sur ce sujet la vision de l'entrepreneur américain Garrett Gruener (ci-dessous) est intéressante. De nombreux entrepreneurs appellent de leur vœux une meilleur répartition des richesses afin de relancer la consommation, donc la production et la croissance. Il s'agit de faire reposer la croissance non pas sur l'endettement des ménages mais sur une véritable progression des salaires. C'est ce qu'avait mis en place Henry Ford au début du 20e siècle lorsqu'il avait compris que ses ouvriers étaient aussi les consommateurs potentiels de ses produits. La hausse des bas-salaires est évidemment un objectif mais en ce début de XXIe siècle, on doit aussi poser la question de l'écologie. Une nouvelle politique "fordiste" serait-elle compatible avec la préservation de l'environnement ? Même si comme le souligne Hervé Kempf (Comment les riches détruisent la planète) ce sont surtout les modes de consommation des très-riches qui nuisent à l'environnement en se répandant vers les classes moyennes.

Références

Trois émissions récentes de La bas si j'y suis sur ce thème les 28, 29 et 30 septembre dernier. A écouter absolument ici.

Vous pouvez aussi lire un article intéressant paru dans le Courrier International du 30 septembre dernier à propos des États-Unis ou le débat sur la fiscalité est également d'actualité. L'article ici.