samedi 23 mai 2015

Le 52ème café repaire s'invite au cinéma jeudi 28 mai

Jeudi 28 mai à 20h30
au cinéma de GUEBWILLER
UNE HISTOIRE POPULAIRE AMERICAINE
Un film de Olivier Azam et Daniel Mermet
En présence du réalisateur Olivier Azam
Tarif unique 5 euros (cinéphiles 4 euros)
En partenariat avec
le Collectif citoyen de Guebwiller, Agir Ensemble de Soultz et le Café Repaire du Florival

SYNOPSIS
Tant que les lapins n’auront pas d’historiens,
L’histoire sera racontée par les chasseurs.
Les chasseurs racontent des histoires de victoire,
Des histoires de guerre.
Qu’hélas il faut bien faire
Pour défendre les faibles et les victimes…
Mais l’histoire que préfèrent raconter les chasseurs,
C’est pas d’histoire du tout.
A part pour le numéro de leur carte bancaire,
Les lapins n’ont pas besoin de mémoire.
En écrivant une histoire populaire des Etats-Unis
Howard Zinn a pris le parti des lapins
Le parti de ceux qui sont à l’autre bout du fusil
Les Indiens devant les conquérants
Les esclaves qui fuient dans les marais
Les ouvrières pâles dans les usines de textile
Les déserteurs, les militants, les résistants...
Car les lapins ne s’enfuient pas toujours
Il arrive même qu’ils profitent du sommeil des chasseurs
Et qu’ils leurs volent leurs fusils
Et qu’ils les fassent reculer jusqu’au bord de la falaise
Et même au-delà...
Daniel Mermet

Au début du 20ème siècle, les parents de Howard Zinn débarquent d‘Europe de l‘Est à Ellis Island, comme des millions de migrants qui rêvent de la terre promise, qui rêvent de fortune, qui rêvent simplement d’une vie meilleure... Ils découvrent l’Amérique.
Du pain et des roses est le premier long métrage d’une trilogie qui va parcourir l’histoire populaire des États-Unis de Christophe Colomb à nos jours, à travers l’histoire personnelle extraordinaire de Howard Zinn, historien des lapins.
Avec la participation de Howard Zinn, Noam Chomsky, Chris Hedges...

samedi 25 avril 2015

51ème café repaire: Pour une culture participative !

Mardi 31 mars 2015
20h00
Hôtel de l’Ange
 Pour une culture participative !
Après un WE passionnant à parler de démocratie participative, nous n’abandonnons pas le sujet et  nous l’abordons sous l’angle de la culture.

Tout d’abord, qui dit participatif dit participation. Tout le monde pourrait venir ce mardi avec un livre, un film, un documentaire, une revue, un disque à présenter et à partager.

Ensuite, nous pourrions réfléchir à la mise en place concrète d’un système de partage pour en faire profiter le maximum de gens.

Vous êtres donc la bienvenue ce mardi avec vos idées et vos coups de cœur.

La discussion sera ouverte ce mardi lors du café repaire.

jeudi 26 mars 2015

50ème café repaire: « Carl Rogers et l'Approche Centrée sur la Personne »

Mardi 31 mars 2015
20h00
Hôtel de l’Ange

Carl Rogers et l'Approche Centrée sur la Personne
animée par
Martine ROBLET, Praticienne en Psychothérapie selon Carl Rogers
Psychologue et psychothérapeute américain, professeur à l'Université de Chicago, Carl Rogers (1902-1987) s'est intéressé à ce qui pourrait favoriser la croissance chez l'être humain.

Il refuse, dans son approche humaniste, les conceptions voulant réduire l'être humain à un déterminisme en fonction de ses expériences douloureuses du passé et considère la croissance comme une donnée essentielle de l'être humain.

L'Approche Centrée sur la Personne (ACP) est une pratique de la relation d'aide qui favorise l'émergence et la reconnaissance par la personne de ses qualités intrinsèques, pour lui permettre de tendre à se développer vers son plein potentiel.
L'ACP a depuis donné naissance aux pratiques comme l'Ecoute Active, la Thérapie par le Jeu, le Groupe de Rencontre, la Communication Non Violente, ... 

Jouissant d'une notoriété de son vivant,il a été officiellement pressenti pour le Prix Nobel de la Paix. 

« Les personnes possèdent, dans leur for intérieur, des ressources puissantes pour se comprendre, pour transformer leur image de soi et leurs attitudes fondamentales, et pour diriger leur vie. Ces ressources peuvent émerger dans un climat psychologique fait d'attitudes facilitatrices » (Carl Rogers, A Way of Being, 1980). 

Nous échangerons ce mardi sur ce thème et regarderons ensemble ces attitudes facilitatrices.

vendredi 20 février 2015

49ème café repaire: Lesbiennes, Homosexuels et Transgenres : Recueillir & Ecouter

Mardi 24 février 2015
20h00 
Hôtel de l’Ange 
GUEBWILLER
 
Lesbiennes, Homosexuels et Transgenres :
Recueillir & Ecouter


Ces dernières années furent paradoxales pour les homosexuels. D’une part, une avancée historique a eu lieu avec le vote de la loi leur ouvrant mariage et adoption. En même temps, une recrudescence de l'homophobie, en paroles et en actes, a eu lieu, les actes homophobes ayant bondi de 78 % en France en 2013 par rapport à 2012. Les lieux publics, le lieu de travail, la famille, internat : tous les contextes où peut s'exprimer l'homophobie sont touchés par l'augmentation (rapport annuel de l'association SOS Homophobie).

C’est pourquoi notre 48ème café repaire invite l’association L’Hêtre. Cette association, créée en 2010, cherche à aider, en Alsace, les personnes homosexuelles et transidentitaires en situation de rupture sociale ou familiale grâce à une écoute, un accompagnement ou un hébergement temporaire, en fonction des besoins exprimés et à sensibiliser pour une meilleure prise en compte de l’homosexualité et de la transidentité par les professionnels du social et de la santé dans toute la Région.

Elle propose aussi aux proches et aux parents des jeunes qu’elle reçoit, d'être écoutés,

La discussion sera ouverte ce mardi lors du café repaire.

mardi 20 janvier 2015

48ème café repaire: Lutte contre la prostitution, morale d’hier ou politique de demain ?

Mardi 27 janvier 2015
20h00 
Hôtel de l’Ange 
GUEBWILLER

Lutte contre la prostitution, morale d’hier ou politique de demain ?

Une proposition de loi de lutte contre la prostitution a été déposée le 10 octobre 2013, suscitant de vifs débats entre partisans et opposants de la pénalisation.

La loi est actuellement en discussion au Sénat où la Commission spéciale chargée d'étudier le texte a supprimé l'article relatif à la pénalisation des clients. Elle reviendra  à l’Assemblée nationale au premier trimestre 2015 et devrait aboutir dans sa globalité, notamment avec une contravention de 1500 € pour un client.


Au-delà de ce débat, des associations comme le NID prônent avant tout l’abolition du système prostitueur qui est combattu en tant que système d’exploitation et de domination.


L’abolitionnisme est d’abord une volonté de transformation sociale, politique et culturelle, en faveur de l’émancipation humaine et l’égalité des droits entre les femmes et les hommes et repose sur trois grands principes :
-         NUL NE PEUT tirer profit de la prostitution d’autrui, ni organiser ou faciliter la marchandisation du corps humain et de la sexualité ;
-         NUL NE PEUT accéder au corps d’autrui et à sa sexualité ou obtenir un acte sexuel contre une rémunération ;
-         NUL NE DOIT être réduit à vendre l’accès à son corps et à sa sexualité pour vivre. Vivre libéréE de la prostitution est un droit fondamental.

Des membres de l’association du NID viendront ce mardi pour nous parler des nouvelles lois, du travail et du fonctionnement  de leur association ainsi que des personnes qu’elles suivent.

Le débat sera ouvert ce mardi lors du café repaire.

dimanche 23 novembre 2014

47ème café repaire: Le consumérisme, vice ou vertu ?

Mercredi 26 novembre 2014
20h00 
Hôtel de l’Ange 
GUEBWILLER

Le consumérisme, vice ou vertu ?

A propos du consumérisme, l’abondance d’avis est naturellement de mise, de plus lorsque pointe la fin décembre et son odeur de vin chaud….
A notre gauche fleurissent les critiques de cette perversion ultime de notre société capitaliste :

« Si être de gauche, c’est remettre en cause l’idéologie dominante du capitalisme, nous avons fort à faire en cette période de fêtes de fin d’année. Critiquer l’unanimisme béat qui existe autour de Noël n’est pas chose aisée dans nos sociétés consuméristes.

Plus qu’à n’importe quelle période de l’année, les citoyens ne sont plus que des consommateurs. Un seul message est véhiculé du 1er au 25 décembre : il faut avoir pour être. Si vous voulez prouver à vos proches que vous les aimez, ruinez-vous ! Cette frénésie de consommation est sans limite, et nombreux sont ceux qui s’endettent pour pouvoir passer un « Noël-comme-il-faut », comme dans les spots publicitaires. Ceux-ci s’adaptent aux critiques auxquelles ils doivent faire face. Il est désormais question de consommation solidaire, de cadeaux écolos, etc. « Achetez, la planète vous remerciera ».

Mais durant ces fêtes de fin d’années, il ne s’agit pas seulement de consommer, il s’agit de se faire plaisir en achetant des produits de luxe. Par exemple, les grands magasins parisiens, temples de la consommation, réalisent 25 % de leur chiffre d’affaires dans les six à huit semaines qui précèdent Noël.

Comme le dit le patron du Bon Marché, un grand magasin parisien, « même pendant les périodes de ralentissement, les consommateurs sortent de leur frilosité et se font plaisir au moment de Noël. Nous sommes là pour apaiser leur stress et leur angoisse ». Calmons notre angoisse en dépensant ! »
Extrait du blog du Parti de Gauche Midi-Pyrénées
A notre droite se développe la conviction que le refus de la consommation est l’autoroute qui nous mènera au collectivisme :

« À l’approche des fêtes, le Français se réveille et constate que la société dans laquelle il vit est un vaste cloaque de surconsommation méchante qui nous fait acheter des Sapins du Diable, des Guirlandes Kapitalistes et des Cadeaux Néolibéraux. En général, le râlement anti-consommation s’établit rapidement autour de l’importance prise par l’argent et la comparaison avec le passé.

Ainsi, par le passé, qui était mieux avant, on ne recevait qu’une orange à Noël et on était super content. On mettait de la paille dans ses sabots et les bébés mouraient en bas-âge, ce qui était quasiment le summum de l’extase sobre. On ne déchargeait pas de musique gratuite sur youtube, on ne copiait pas de cassettes vidéos, on n’allait pas se renseigner gratuitement sur Wikipedia, ni trouver son chemin tout aussi gratuitement sur GoogleMaps, toutes ces choses étaient réservées aux riches et c’était autant de gagné pour la population qui se vautrait dans le bonheur vertueux de ne rien avoir d’autre que les engueulades en famille pour s’occuper.

Il y a ensuite la dénonciation du trop-plein d’inutile. Que voulez-vous (ma brave dame), on achète à l’évidence plein de choses dont on n’a pas besoin : chaussons, tapis de douche, rideaux de douche, porte-manteaux et outils, slips bleus et iPods. Et tout ce qui n’est pas composé de bonne chaleur humaine citoyenne et festive, de tissu social et de relation humaine, c’est parfaitement inutile, tout le monde sait ça.

Pour finir, les pauvres savent être heureux avec trois fois rien. Conclusion: la misère est une vertu. »
Blog de Hashtable

Enfin, pour certains, comme le philosophe Bernard Stiegler, « le consumérisme a vécu » grâce à l’économie de la contribution où le contributeur n’est ni simplement un producteur, ni simplement un consommateur.
Le débat (très riche) sera ouvert ce mardi lors du café repaire.

 

mercredi 22 octobre 2014

46ème café repaire: L’ennui est-il notre pire ennemi ?

Mardi 28 octobre 2014
20h00 
Hôtel de l’Ange 
GUEBWILLER

L’ennui est-il notre pire ennemi ?

L’ennui fait surtout peur chez les jeunes comme le confirme l’historien Sylvain Venayre :
« Depuis que l’on imagine que la jeunesse peut être un danger pour la société, on se préoccupe des conséquences de l’ennui des jeunes.»

Mais l’ennui n’est ni l’apanage de la jeunesse, ni un état d’âme récent. La notion cristallise même les tensions entre catholiques et protestants, les uns se montrant un poil plus tolérants que les autres.

Le psychiatre Patrick Lemoine en témoigne :
“L’Eglise catholique a demandé à Dürer sa gravure sur la mélancolie, qui représente un ange asexué, ayant l’air de s’ennuyer mortellement. Les Protestants ont demandé à Cranach de répliquer. Dans un de ses tableaux sur la mélancolie, on voit une femme bien décolletée, au regard malicieux, à côté d’anges qui font de la balançoire, dont le va-et-vient est symbole de l’amour. Là, le message c’est que l’ennui est un péché car il nous pousse à forniquer”.
Si l’ennui ne date pas d’aujourd’hui, il n’existe pas dans toutes les civilisations. Toujours selon Patrick Lemoine :
“Les peuples qui vivent dans des conditions proches de la nature du type Papous, Jivaros, ne connaissent pas le mot “ennui”.

Pourtant, il serait salutaire pour lutter contre l’hyperactivité galopante de nos sociétés modernes, pour se réapproprier le vide qui fait si peur, pour laisser notre esprit gambader.

Sylvain Venayre : L’Ennui: Histoire d’un état d’âme, XIXe-XXe siècles
ed. Armand Collin, 2008

Patrick Lemoine : S’ennuyer, quel bonheur
Publications de La Sorbonne, 2012

Le débat (pas ennuyant je l’espère) sera ouvert ce mardi lors du café repaire.

mardi 23 septembre 2014

45ème café repaire: Transhumanisme : qu'allons-nous faire de l'être humain ? Et pourquoi ?

Mardi 30 septembre 2014
20h00 
Hôtel de l’Ange 
GUEBWILLER

Transhumanisme : qu'allons-nous faire de l'être humain ? Et pourquoi ?

Aux derniers jeux olympiques un athlète amputé des membres inférieurs, appareillé avec des prothèses sophistiquées, a obtenu des performances comparables à celles d’athlètes non handicapés.
La pose du premier cœur artificiel fait entrevoir un futur où l'Homme fusionnerait avec les machines, un monde où il ne connaîtrait plus la maladie, la vieillesse, voire la mort… C'est ce qu'imaginent les transhumanistes. Bienvenue dans l'ère de l'Humain + qui, ne se satisfaisant plus d’être réparé, veut maintenant être « augmenté ».
Aujourd'hui, Google soutient activement le transhumanisme, notamment en parrainant la Singularity University qui forme les spécialistes des NBIC (nanotechnologies (N),  biologie (B), informatique (I) et sciences cognitives (C)). Ray Kurzweil, le "pape" du transhumanisme, dirige en personne cette université. Le terme Singularity désigne le moment où l'esprit humain sera dépassé par l'intelligence artificielle, censée croître exponentiellement dès les années 2045. 
Rêve ou cauchemar ?  
Au-delà de l’aspect purement technique, une telle transmutation n’est pas sans susciter de nombreuses questions philosophiques, éthiques, économiques, politiques et sociales qui concernent tous les citoyens.

Le débat sera ouvert ce mardi lors du café repaire.

Pour accompagner le sujet, une excellente série d’articles disponible ici :